Le travail de la vigne

Au vignoble, la qualité des raisins est une obsession, une vendange saine est le premier élément d’une  vinification réussie. Ainsi, tout au long de l’année, le travail de la vigne est guidé par le contrôle des rendements et l’état sanitaire des baies.
 
La taille, opération qui commence dès la chute des feuilles et se poursuit tout l’hiver, est effectuée avec précision et rigueur. Le nombre de bourgeons fructifères laissés sur la souche détermine la quantité de raisin de la vendange prochaine. Au domaine, nous estimons que 8 à 10 grappes par cep, soit 40 hectolitres par hectare, sont un gage de qualité.
 
L’hiver est aussi la saison de la fertilisation. La vigne est une plante pérenne qui puise dans le sol les substances minérales dont elle a besoin. Schématiquement, elle se nourrit sur un garde-manger qu’il convient de remplir de temps à autres. Nous lui apportons donc de la potasse, de la magnésie et occasionnellement de l’azote, en très faible quantité et sur les seules vignes qui en ont besoin.
L’humus, une autre composante du sol, est reconstitué par le broyage des sarments, l’enfouissement du couvert végétal qui, au fil des saisons, accompagne la vie de la vigne, et par l’ajout de compost naturel.
  
Au printemps et jusqu'à la récolte, nous maîtrisons la présence de l’herbe tout en privilégiant l’emploi de moyens mécaniques (labours, sarclage ou binage) à l’utilisation de désherbant chimique, dont année après année, nous tendons à limiter l’usage.
  
Dans la période végétative qui s’étend de la fin du mois d’avril à la veille des vendanges, la vigne est l’objet d’une rigoureuse surveillance. Les maladies (oïdium, mildiou ou excoriose) et les prédateurs animaux sont observés avec soin afin qu’aucune intervention chimique ne soit inutilement déclenchée.
  
Le domaine est engagé dans une agriculture raisonnée qui vise à diminuer l’emploi de produits phytosanitaires. Les méthodes de prophylaxie sont privilégiées, et les molécules les moins controversées employées lors des différents traitements.
  
La lutte contre les papillons (eudemis et cochylis), qui par leurs pontes dégradent la qualité des raisins en favorisant la présence de botrytis, est une lutte biologique. En effet, nous employons la méthode de la confusion sexuelle : il s’agit de parfumer l’atmosphère d’une odeur de papillons femelles de sorte que le male ne puisse retrouver sa partenaire, ainsi l’accouplement n’a pas lieu et la population de ces parasites est maîtrisée. Ce choix de procédé est assez caractéristique de l’esprit qui nous anime.
  
Au printemps, les tâches se succèdent ne laissant que peu de temps au vigneron.
 
Les organes verts indésirables sont manuellement retirés : il s’agit du débourgeonnage qui favorise la ventilation des fruits. Cette opération est effectuée dans le courant du mois de mai.
 
Dans un souci de maîtrise des rendements, il arrive que certaines parcelles, sélectionnées pour une utilisation qualitative, soient vendangées en vert au mois de juillet. Les grappes en excès sont supprimées et les fruits restant vont alors mûrir dans de meilleures conditions.
 
Dans l’optique d’améliorer encore les conditions micro-climatiques des raisins, nous effeuillons certaines vignes pour en parfaire la maturation. C’est un travail long et fastidieux mais qui donne sur des raisins blancs les meilleurs résultats.
    
Les jeunes plants sont arrosés, sarclés les deux premières années, et attachés le long d’un tuteur. Ils font l’objet de tous nos soins.
 
Les années les plus sèches, si la survie même de la plantation est en jeu (l’année 2003 en est un bon exemple), une parcelle de Lirac de 15 hectares est arrosée. Cela nous permet de garantir une qualité de vendange que les aléas climatiques menacent.
 
Enfin, lorsque le mois de septembre se présente et que la récolte s’annonce, le vigneron peut dans certaines conditions peaufiner son travail en effectuant une vendange préalable. Cela consiste à supprimer les grappes abimées ou moins mûres qui viendraient altérer la qualité de l’ensemble. 

   
 
L’année du viticulteur s’achève alors que l’été s’éloigne. Ensemble, avec le maître de chai et l’œnologue, ils déterminent la date des vendanges. Les parcelles sont choisies en fonction des maturités alcooliques et phénoliques, et de la typologie des vins élaborés. Le travail de vinification commence, et aux champs, le travail de taille reprend...
 
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